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Projet Buhozi

REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO

Enseignement Supérieur et Universitaire

UNIVERSITE LIBRE DES PAYS DES GRANDS LACS- ULPGL

BUKAVU

BP. 1961 BUKAVU



PROJET BUHOZI

RENFORCEMENT DE LA SECURITE ALIMENTAIRE DANS LES MENAGES DIRIGES PAR LES FEMMES

Faculté de Santé et développement communautaires

Email : mirinditresor(at)yahoo.fr Tél: 0853738799/0997792828

La localité Buhozi se situe au Sud de la ville de Bukavu en territoire de Kabare en province du Sud-Kivu (Rép. Dém. Du Congo).

Elle est confinée au quartier Panzi lequel est déjà inclus dans la commune d’Ibanda.


Elle reste dans les zones marginales où aucune intervention extérieure de développement n’a été envisagée. Ce milieu péri-urbain est habité par un type de population rurale vivant exclusivement d’une agriculture de subsistance peu diversifiée et de type traditionnel, et des activités de petit commerce agricole, dans un environnement social en phase postconflits.


Les jeunes de ce milieu représentant plus de 70% de la population, restent peu instruits et travaillent plus dans les carrières des pierres, exercent les fonctions de domestiques ou de portefaix en ville, avec un salaire de misère ne rassurant pas la survie des ménages.


Environnement

Le milieu est couvert de bananeraie et des cultures de manioc et des haricots sur un sol pauvre.

Dans BUHOZI, la femme joue essentiellement le rôle de chef de ménage. 60% des ménages sont sous la direction de la femme, analphabète, pauvre et sans ressources vitales. Celle-ci doit veiller sur la survie de plus de sept enfants qui n’ont pas la chance d’aller à l’école, et dont l’avenir est hypothéqué.


L’insécurité alimentaire est chronique et la vulnérabilité des communautés face à la malnutrition extrême. La population connaît de longues périodes de pénuries alimentaires chroniques, et les enfants souffrent de la malnutrition et n’accèdent à la nourriture (pauvre en nutriments) qu’une fois par jour à des heures trop tardives de la nuit.

Le jardin de BUHOZI, peut-il être une réponse paysanne dans la lutte contre l’insécurité alimentaire observée dans ce milieu?

Ce jardin a été initié au mois de juin 2011 par l’Unité de recherche et d’expérimentation participative de l’ULPGL, sur la demande du comité de Gestion de l’ULPGL en lien avec les programmes de formation académique en cours au sein de la Faculté de santé et de développement communautaire Il a été conçu comme un modèle de réponse paysanne aux vulnérabilités liée à l’insécurité alimentaire et la consolidation des liens sociaux entre les ménages pauvres, marginalisés et dépourvus des moyens financiers pour l’accès au marché.


Objectifs de ce jardin

Le jardin de BUHOZI est conçu comme un conservatoire naturel des ressources alimentaires et médicinales locales et visant les thématiques ci- après :

  • Comment se nourrir efficacement dans le contexte où les pauvres n’ont pas assez d’argent (valorisation des aliments traditionnels oubliés)

  • Réduction des maladies par la promotion de la culture de plantes médicinales et alimentaires Les communautés des pauvres n’ont pas de possibilités matérielles pour l’accès aux soins de santé. La valorisation des plantes médicinales qui sont intégrées en cultures dans le système agricole local serait une réponse pour résoudre les questions courantes de santé et des médicaments. Les pauvres peuvent ainsi produire localement les médicaments dont ils ont besoin suivant des normes acceptables, et peuvent ainsi réduire les dépenses financières liées aux soins des maladies courantes.

  • Quatre vingt espèces médicinales poussent déjà sur ce site dont vingt peuvent aussi être utilisées comme aliments!

  • Intégration de l’agriculture familiale et écologique. C’est de l’agriculture biologique basée sur la professionnalisation des ménages, avec peu d’intrants importés. Elle intégrer ainsi les aspects de miniélevage et des bio-fertilisants. Des mini-élevages entrepris comme auxiliaires aux activités agricoles permettent de valoriser les crottes des cobayes, des chèvres, les cendres pour produire des engrais

  • Promotion d’un centre éducatif et de recherche paysanne sur les valeurs traditionnelles.

  • Il s’agit d’un lieu de rencontre et d’échanges interculturels, un lieu d’apprentissage social participatif, autant pour la communauté que pour les étudiants et les chercheurs de la sousrégion des grands lacs africains.


Structures du Jardin

Le jardin est étalé sur une superficie de 50 m x 20 m et il contient à la fois :

  • des plantes médicinales sensu stricto

  • des plantes médicinales et aromatiques ;

  • des plantes médicinales et légumières

  • des plantes médicinales et fruitières

  • plusieurs variétés de haricots biofortifiées Il offre les opportunités de réflexion sur les ressources locales existantes

  • Des plates-bandes avec des aliments traditionnels oubliés, des légumes, haricots noirs et fruits sauvages.

La communauté villageoise organisée sous le nom « OBWOLOLOKE » s’occupe de l’entretien et de la surveillance du jardin avec l’accompagnement d’un agronome


Vision du jardin

Le jardin vise à se présenter comme un laboratoire vivant pour expérimenter les processus naturels traditionnels! Son bute est de répondre à une question fondamentale des survies des communautés pauvres « comment se nourrir et se soigner efficacement lorsque l’accès à l’argent devient quasi impossible?

  • Valorisation des aliments traditionnels oubliés pur augmenter l’accès à la nourriture dans les conditions de pauvreté financière et de marginalisation

  • Les recherches sur la diversification des produits agricoles avec l’intégration médicale,

  • Fertilisation organique des sols avec des bio-fertilisants produits localement

  • Les étudiants des universités renforcent leurs niveaux d’apprentissage en collaboration étroite avec les ménages pauvres;

  • Faciliter l’accès aux soins de santé par l’utilisation efficace de la médecine naturelle,


Perspectives

  • Promotion des mini élevages pour agrandir les revenus et produire l’engrain pour fertiliser les champs;

  • Mise en Place du centre d’éducation communautaire ; améliorer les conditions de vie des ménages;

  • Promotion des technologies de base (transformation et conservation des produits agro pastoraux);

  • Créer un « Club Nature des enfants » pour stimuler le respect strict de la Nature et ses composantes


Nos partenaires

  1. Université de Soonchunhyang de Corée du Sud, Facultés de Nutrition et de Sciences Alimentaires

  2. Organisation pour la Conservation environnementale au Kivu (OCEK)

  3. Centre pour la Revalorisation de la Médecine naturelle (CREMENA)

  4. ISDR –Bukavu, Arboretum

  5. La Plateforme DIOBASS au Kivu

Pour tout contact :

Unité de recherche expérimentale/Université Libre des Pays des Grands Lacs Bukavu

Coordinatrice: Adhama Mirindi T., Tél: (+243) 0997792828 / 0853728799

Email : mirinditresor(at)yahoo.fr , BP: 388 Cyangugu - Rwanda

Conseiller technique: Balagizi Karhagomba Innocent, Tél: (+243) 0972445477 / 0859442033,    E-mail : balkarh62(at)yahoo.fr

« En osant faire le premier pas on finit toujours par parcourir plusieurs kilomètres»